J'ai rencontré John un mois d'août à la Croix Rouge. il venait de temps en temps suivre des cours de langue en attendant de se voir attribuer un statut, de préférence un statut de réfugié politique et surtout il fallait qu'on reconnaisse son âge, qu'on lui attribue un âge qui figurerait sur les documents attestant de son identité. il circulait partout à Paris à grands pas sa casquette de baseball vissée sur la tête. Quand on le voyait descendre vers la rue Saint-Jacques, il donnait l'impression qu'il partait à la chasse au lion. Il connaissait les rue de Paris, les monuments. Il était seul mais il n'était pas perdu. Onne pouvait pas lui donnerd'âge. Son sérieux était si grand qu'on autait pu lui donner une vingtaine d'années ou même plus. Il n'était ni gai, ni triste. Il n'enlevait jamais sa casquette, même pendant les cours. Le problème était de savoir s'il était mineur ou pas. Je l'ai vu sourire une fois ou deux quand on faisait des exercices marrants, des sortes de jeux pour enseigner la langue sans trop décourager les bonnes volonté.
Longtemps après, j'ai appris comment John avait quitté l'Afrique. dans une autre association, j'ai fait la connaissance de celui qui s'était accroché avec lui à une grue dans un port du Sénégal
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1 commentaire:
Il avait l'age de la survie.
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